dimanche 28 juin 2015

Port Saint Louis du Rhône : Terminus.




      Comme annoncé dans la précédente note, nous venons de convoyer Mariposa à Port Saint Louis du Rhône terme de notre voyage effectué en 2 étapes depuis Hyères. Nous vous annoncions des photos fabuleuses des calanques mais nous sommes un peu déçus, bien évidemment c’est beau, c’est unique c’est même spectaculaire à voir ces falaises plonger à pic dans la mer mais c’est tout petit et il y a peu de place pour mouiller, peut-être sommes nous devenus difficiles après ce que l’on a vu en Corse, en Sardaigne ou aux  Baléares et ce que l’on peut voir en Bretagne…
       Nous avons découvert cet endroit que l’on ne connaissait pas surtout vu de la mer. De loin Marseille semble tout petit à tel point que j’avais pris Notre Dame de la Garde pour une chapelle au sommet d’une colline pensant ne pas être déjà en vue de cette grande ville. Quelle mégarde !
Nous avons passé une nuit dans la calanque de Marseilleveyre en mouillant  par 10 m sur fond de sable à proximité de l’île Maire totalement aride et escarpée. Ce  bloc de roche est totalement inhospitalier. Nous avons fait le lendemain un léger détour pour passer devant les îles du Frioul et devant le célèbre château d’If. L’aspect désertique, lunaire est curieux à voir surtout lorsqu’on sait que la végétation y était abondante et qu’elle a complètement disparu. La tentative de reboisement récente n’a pas donné un résultat probant ce qui n’est pas rassurant.
        Le GPS a trouvé pour nous l’entrée du golfe de Fos dissimulé dans la brume. Sans lui nous aurions trouvé sans peine cet endroit à la vue des raffineries et des haut-fourneaux qui dégagent des fumées rougeâtres bien étranges à chaque coulée d’acier. Les nombreux cargos au mouillage nous ont fait faire le tour du monde en essayant, à la vue de leurs pavillons, de retrouver leurs provenances.
Cet endroit fortement industrialisé est peut-être pollué mais cela ne se voit pas. Ce n’est pas comme les détritus en tout genre qui flottent à la surface de l’eau à proximité des grandes villes, ce fut le cas à Marseille et surtout à Bastia témoins d’un laisser aller collectif dans la conscience environnementale. L’endroit ne donne pas vraiment envie de se baigner, la température de l’eau est de 17 °, elle était de  24° à Hyères !
La porte de la Camargue est franchie en entrant dans le long canal rectiligne qui nous conduit à Port Saint Louis du Rhône. Nous avons l’impression de remonter dans le temps à la vue des anciennes installations portuaires. Certaines sont en ruine, d’autres sont rénovées et ont laissé place à des quartiers modernes. Ce port est particulier, d’un coté il est fluvial par son écluse il communique avec le Rhône; de l’autre il est maritime par son accès direct à la Méditerranée.
La lagune que nous venons de traverser, la langue de sable qui vient doucement s’enfoncer dans l’eau, les roseaux qui sifflent dans le vent, le vol de flamants roses, le soleil écrasant, l’ombre des platanes, l’accent chantant de l’officier du port tout cela nous dépayse et nous ravi.
       Mais une bande de jeunes gens désœuvrés, mal éduqués, vient très vite gâcher notre arrivée. Leurs cris autour du bateau, leurs plongeons près du bateau pour nous éclabousser sciemment, leur défiance dans leurs regards et dans leurs paroles nous obligent dans un premier temps à rester cloitré dans le bateau pour ne pas répondre à leur provocation mais dès le premier jet de pierre sur le bateau il a fallu se défendre, et se battre pour résister à l’assaut de cette meute. Un individu m’a ceinturé pour me mettre à terre en me poussant vers l’eau. Mon poids, qui voisine par moment le quintal, pour une fois, a été bénéfique pour me donner l’avantage à rester debout.
     Ce moment triste, désagréable a gâché notre fin de voyage. Les gendarmes sont venus en nombre avec 3 voitures mettre de l’ordre mais un peu tard, nous apprendrons par la suite qu’une altercation avec ces jeunes gens avait eu lieu précédemment et nous constaterons le lendemain la pratique habituelle de monter sur les bateaux inoccupés pour plonger à grand cris pour bien se montrer sachant que la chose est interdite et la surveillance inexistante. Nous sommes dans le midi nous a-t-on dit proche de Marseille, comme si cela était une fatalité irréversible. Des voitures qui prennent un virage en dérapant en pleine ville, des scooters, sans casque, qui prennent les sens interdits et ne respectent pas les stops c’est la vie courante ici. Les gendarmes sont semble-t-il trop occupés par leurs radars a verbalisé un voyou d’automobiliste qui par mégarde est répréhensible d’un excès de vitesse rémunérateur pour l’état. Leur autorité pourrait être mise à profit quelques fois pour rendre paisible cet endroit qui fait l’effort d’être accueillant et pour le respect des plaisanciers qui croient laisser dans ce port leur bateau en sécurité.
        Notre première journée n’a pas été sans surprise car une nouvelle attaque nous est tombée dessus à la nuit tombante. Une armée, sans vergogne, de moustiques eux aussi malfaisants est venue nous dévorer. Nous avons battu en retraite, sans discussion, trouvant notre salut en nous enfermant dans le bateau après avoir fermé toutes les ouvertures. Les moustiques restés derrière la moustiquaire continuaient à nous narguer mais là c’était une autre histoire, nous avions gagné la partie, ne restait plus qu’à soulager nos piqûres!
       Dans ce petit port perdu comme au bout du monde, nous avons rencontré un bateau immatriculé à Vannes ce qui n’est pas exceptionnel en soit, cela fut suffisant pour engager la conversation avec l’équipage sympathique. Ce qui fut étonnant, c'est d'apprendre que ce bateau appartenait à un de nos voisins habitant rue de la Fontaine à Larmor Baden.
       Nous sommes en ce moment occupés à ‘’ faire nos valises’’ pour libérer le bateau dans la semaine qui vient et à faire le ménage nécessaire après un mois de navigation. Nous sommes aussi occupés à lutter contre la chaleur qui nous plombe, tenté par une baignade salvatrice mais l’eau du port, pour nous, c’est : ‘’Non merci’’.

Ile Maire
Iles du Frioul
Marseille dans la brume
Port St Louis du Rhône
Port St Louis du Rhône
Port St Louis du Rhône










mardi 23 juin 2015

Voici quelques nouvelles de MARIPOSA et de son équipage.




Nous avons rejoint le bateau depuis le 30 mai, après quelques jours de préparation pour remplir les cales de vivres… Nous avons quitté le port de Taverna le 6 juin après un dernier au revoir à l’équipe de ce port sympathique et de nos amis : Mariela et Pascal partis en même temps que nous mais vers une autre direction. La météo clémente nous a donné un vent très léger pour ce début de navigation tout en douceur histoire de se réveiller après un long moment passé à la maison. Nous sommes ainsi partis vers le nord pour terminer notre tour de la Corse. Première escale à Porticciolo dans  un mouillage sauvage et solitaire devant une plage déserte : un régal. Le lendemain, un vent de face nous a contraints à utiliser le moteur pour doubler le célèbre Cap Corse en passant à terre de l’ile non moins célèbre : Giroglia. Nous étions pratiquement seuls sur l’eau à cette époque peu fréquentée par les plaisanciers, profitant de la nature sauvage de ce lieu, de ses criques, de ses villages, de ses minuscules ports de pécheurs locaux. Cela nous donne l’envie d’y revenir pour y faire quelques randonnées pédestres. Passé le cap, direction plein sud, le vent commence à s’établir timidement pour nous donner l’occasion de stopper le moteur et de retrouver le calme et le silence. Les voiles commencent à prendre le vent, la vitesse très faible nous permet d’avancer dans la bonne direction. Le clapotis de l’eau sur la coque nous fait entendre une musique bien agréable, nous avons tout notre temps pour profiter du décor qui défile devant nous. Nous atteindrons pour la nuit la baie de Mortella, un des nombreux mouillages sauvages du désert des Agriates. Le décor est magnifique, unique, accessible seulement par la mer ou à pied après une très très longue marche sur la roche brulante et dénudée, sans la moindre végétation pour s’abriter du soleil… A la réflexion, ce désert qui n’a pas usurpé son nom, n’est-il pas le seul désert en France? Je crois bien que oui.
Nous continuons notre route le lendemain, à la voile, pour rejoindre la baie de Calvi tout aussi magnifique. Nous attendrons ici le moment propice pour traverser vers le continent, les orages sont annoncés, ils arrivent en fin de journée pour éclater sur les montagnes toutes proches, nous ne sommes pas menacés. Ils seront pourtant violents et aussi mortels pour plusieurs randonneurs surpris sur le GR 20 et ensevelis dans une coulée de boue, de roches et de neige.
La Corse est une exception à bien des égards par sa géographie, sa culture, son climat. C’est un continent. La Corse est une montagne sortie de la mer. C’est bien plus qu’une ile posée sur l’eau, d’ailleurs ce qui frappe lorsqu’on découvre cet endroit : c’est la vue des montagnes qui se suivent en arrière plan par une succession de lignes de crêtes du gris sombre au gris clair dont les détails se révèlent en couleurs au fur et à mesure de notre approche. L’odeur du maquis lui aussi est unique, il arrive à nos narines porté par le vent déjà loin en mer comme un signe de bien venue. D’un point de vu maritime, la Corse présente peu d’abris, les ports sont saturés, les mouillages sauvages sont souvent exposés aux coups de vent qui arrivent impromptus et souvent violents même en été. Le plaisancier doit garder l’œil marin avant de succomber à l’ambiance estivale….
La Corse mérite bien son nom d’ile de beauté, les amis qui nous conseillaient d’y venir avec le bateau étaient de bons conseils.
Nous avons quitté Calvi le 10 juin porté par un vent portant qui nous a permis de faire de la route à 8 nœuds de moyenne, nous faisant croire à une arrivée dans la nuit dans la baie d’Hyères. C’était sans compter les caprices de la nature, le vent s’est affaibli dans la soirée comme fatigué de nous porter ainsi vers notre but. Nous avons du nous résoudre à faire route au moteur pour terminer notre traversée. Nous sommes allés directement planter notre ancre sous la protection du fort de Brégançon afin de trouver à l’abri le sommeil qui nous a manqué. Nous avons bien fait car la météo nous a donné un fort vent d’Est puis une suite orageuse est arrivée sur la côte varoise.
La suite de notre voyage n’est plus le récit d’une navigation mais l’histoire d’une bonne nouvelle pour nous. Un acquéreur sérieux s’est manifesté suite à la lecture de notre blog, puis après plusieurs échanges de mails (merci internet) est venu ce week end découvrir et essayer notre bateau ici entre Hyères et Porquerolles. Ainsi, nous avons fait la connaissance de Adof et Gerturd qui ont été enthousiasmés  par Mariposa. Le bateau leur est maintenant réservé, il ne reste plus qu’à finaliser la vente. Nous devons pour cela nous rendre à Port Saint Louis du Rhône dans les prochains jours pour une expertise et pour mettre le bateau au sec. Nous savons déjà que Mariposa gardera son nom qui sonne bien aux oreilles suisses. Cela nous fait plaisir. Le bateau sera équipé d’un groupe électrogène et d’un compresseur pour partir ensuite vers les Caraïbes afin y faire de la plongée.
Ceci ne met pas pour le moment un point final à notre blog, nous vous ferons part de notre dernière navigation le long des calanques et des iles du Frioul avec on l’espère quelques belles photos.
A bientôt. 

L'ile Giraglia

Mouillage devant Calvi

Au revoir Calvi


Au revoir la Corse

Régates à Porquerolles

mardi 26 mai 2015

Bateau, Avion, mêmes plaisirs, mêmes dangers?

        Cette note m'a été inspirée à la suite de conversations que j'ai eu avec des amis rencontrés lors d'un retour à la maison. Chacune de ces rencontres est souvent un échange de questions-réponses. Souvent de politesse pour prendre de nos nouvelles et savoir comment ça va, mais parfois la curiosité l'emporte pour savoir comment se déroule notre ''Aventure''. Pour les amis rencontrés qui ne pratiquent pas la voile et par conséquent ne vont jamais ou rarement sur l'eau, notre parcours leur parait être l'expédition lointaine pleine de dangers...
Alors les questions s'enchainent d'elles mêmes: Avez vous eu peur? Avez vous subit des tempêtes? Vous êtes vous sentis en danger? etc... Et d'ajouter pour les personnes qui me connaissent et qui savent mon passé de pilote privé: ''Entre l'Avion et le Bateau qu'est-ce qui est le plus dangereux? ''

L'étonnement de mes interlocuteurs est souvent visible lorsque je réponds sans hésiter :'' C'est le bateau qui est le plus dangereux''. Et je continue, pour faire retomber la surprise, et pour expliquer ma réponse en donnant quelques détails, par quelques analyses qui viennent étayer mon point de vue.

Tout d'abord, il y a un parallèle entre ces deux pratiques, la liberté de se déplacer dans un élément qui n'est pas tout à fait naturel pour l'homme.  Élément fluide dans les deux cas, qui plus est, n'est pas fait pour faciliter notre déplacement avec ce que la nature nous a donné : deux pieds pour marcher sur la terre ferme et deux bras pour parfois s'aider!
En dehors de ce point commun, la principale différence qui contribue à la sécurité, c'est la vitesse  qui donne un avantage certain à l'aviation.
En avion, la vitesse de déplacement permet d'avoir terminé son voyage avant que la situation météorologique se dégrade. Cela permet aussi de contourner une situation potentiellement dangereuse en cas d'orage par exemple, de se dérouter si besoin, alors qu'avec un bateau c'est tout à fait différent. La plupart du temps, en bateau, il faut faire face à la situation météo qui se dégrade et qui vous arrive dessus plus vite que prévu et là il faut subir, il faut affronter ou fuir sans jamais pouvoir réellement s'échapper.

L'évolution de la météo n'est pas le seul facteur de dangerosité.

       En aviation on apprend à anticiper les situations délicates, en cas de panne, on apprend des procédures afin de gérer la situation. Sur un bateau c'est différent, ce n'est pas le même esprit, il n'y a pas (surtout avec un voilier),  obligation d'avoir reçu une formation pour partir. On n'apprend pas à gérer les situations de la même manière, c'est plutôt l'expérience des situations vécues qui joue le rôle de formation.
En aviation, c'est la précaution qui prime, il y a deux dictons qui résument bien cela:
le premier dit: ''il n'y a pas de bons pilotes, il n'y a que de vieux pilotes'' et le deuxième dit: '' l'aviation est un moyen de transport rapide pour gens peu pressés''.
        En bateau le risque c'est la côte, avec ses rochers, avec ses haut-fonds, avec quelques pièges comme des bouts qui trainent dans l'eau et qui peuvent se prendre dans l'hélice, avec les courants qui peuvent vous porter vers tous ces dangers, avec les autres bateaux qui peuvent dériver, vous aborder etc... avec le sommeil qui peut vous surprendre, avec le mal de mer qui peut vous handicaper. La liste des dangers, ou des risques potentiels est plus longue pour le bateau que pour l'avion.

       Avant de conclure, il faut dire que la technologie est  fiable pour chacun des deux, bateau ou avion, mais que le danger vient souvent des appréciations et des décisions du pilote ou du capitaine. Mais quel est donc le mécanisme qui peut détourner l'attention de personnes sérieuses et prudentes pour les mettre en situation périlleuse?

      Je ne peux pas m’empêcher de penser aux marins qui ont perdu la vie en allant rejoindre leur bateau au mouillage à bord de leur annexe, victime d'un malaise, d'un faux- mouvement, si près de la côte, bien loin du danger apparent.
Je ne peux pas non plus oublier Renaud Ecalle, champion du monde de voltige, leader de l'équipe de voltige de l'armée de l'air, décédé dans un accident d'avion avec sa femme et ses deux enfants aux commandes de son avion privé en revenant d'un meeting.
Le danger est partout, les conséquences sont aussi tragiques mais de mon humble avis, on est beaucoup plus exposé à la barre d' un bateau qu'aux commandes d' un avion.


  

lundi 18 mai 2015

Semaine du Golfe 2015

      Habiter prés de la mer, en particulier dans le golfe du Morbihan, permet de se sentir marin même lorsqu'on n'a pas de bateau à sa disposition, ce qui est notre cas actuellement ici.
       Samedi 16 mai 2015, la semaine du golfe se terminait par la grande parade, le ciel gris du matin avait laissé place au soleil pour accompagner les 1000 bateaux et les 6000 marins pour rejoindre Vannes depuis l'entrée du golfe du Morbihan pour le plus grand plaisir des spectateurs.
      Spectacle grandiose, 2 heures de spectacle vivant en technicolor et sur grand écran....
Nombreux étaient les badauds, les curieux, les amoureux de belles choses, de la marine de tradition dans un fabuleux décor. Nous étions de ceux là. Appareil photo en main, nous en avons eu plein les yeux.... Puis l'ordinateur a éliminé les bateaux parasites, les pneumatiques et autres bateaux moteurs qui n'avaient rien à faire dans ce décor de vieux gréements....
Voici pour vous, comme si vous y étiez un aperçu.


























Et pour voir les autres photos, le lien suivant vous y conduira.
https://plus.google.com/u/0/104919150460305248434/posts/5VECwDeN2KT?pid=6149951541521988274&oid=104919150460305248434

lundi 11 mai 2015

Avril en Corse.

Un avant goût d'été, c'est déjà pour nous, bien plus que le printemps. La température est estivale et l'ambiance générale l'est aussi. Les tongues, les vêtements d'été, les coups de soleil aussi nous disent:" l'été est là". Nous en profitons largement. Le ciel bleu et le soleil nous invitent à déjeuner à l'extérieur, cela fait du bien. Cette ambiance de douceur cache cependant bien son jeu. Le calme est apparent. Le vent est pratiquement nul : 1 Beaufort, peut-être 2 et soudain, ce vent passe à  6 ou 7 Beaufort en quelques secondes sans un signe visible pour annoncer ce changement, en tout cas pas visible à nos yeux.
Peut-être faut-il être habitué pour sentir ce changement? Je ne crois pas car ici, beaucoup de personnes disent que c'est normal.
Nous sommes témoins à plusieurs reprises de ces brusques sautes de vent. Nous sommes aussi témoins de l'intensité du vent qui à quelques kilomètres de distances ( pardon, je devrai dire à quelques Nautiques prés) passe de 5  Kts à 40, à 50 kts comme ce lundi où ici, à Taverna, nous n'avions pas ou peu de vent alors que dans le port de Bastia situé à 20 Nautiques, les ferries ne pouvaient pas accoster et étaient déroutés vers Porto Vecchio.

La montagne toute proche  influe sur l'aérologie, c'est évident. C' est un atout pour ce port :Taverna, qui souvent, est préservé du vent fort d'ouest qui souffle sur le cap Corse au nord et dans les bouches de Bonifacio au sud. Et c'est tant mieux pour nous! 

Témoin aussi cet orage qui s'est formé en quelques minutes, buttant contre la montagne, les nuages se sont accumulés, le ciel s'est assombri, passant du bleu azur au noir profond comme s'il était partagé, coupé en deux, par une frontière invisible.

En témoigne ces images.





La pluie fut violente et la grêle intense, puis le calme est revenu et le ciel en un instant a retrouvé sa couleur  d'origine...







Nous abandonnons notre bateau pour un parcours en montagne, la neige sur les sommets nous attire pour faire quelques clichés. Nous avons aussi envie d'aller sur la route en corniche voir d'en haut les falaises de Porto, de Piana, le cap Rosso et admirer de loin la réserve de Scandola et le cap de Girolata que nous avions vus l'an passé sous un autre angle depuis notre bateau en levant les yeux.















dimanche 22 mars 2015

Retour sur le bateau, Mariposa se réveille aprés un hiver long et venteux.



       A notre arrivée ce matin,  Bastia est ensoleillée, avenante, souriante. Le soleil enfin sèche les larmes d’hier. Il y a quelques jours, la tempête et la pluie plongeaient la Corse dans la peine et la tristesse. Aujourd’hui, les habitants pleurent  la disparition de leurs proches emportés par des torrents impétueux devenus en un instant meurtriers.
       La plupart du temps, la nature  est heureusement  paisible, mais des événements exceptionnels la rendent  violente,  l’effet de surprise trompe la vigilance et c’est le drame pour les personnes qui perdent ainsi la vie.
       Nous profitons de ce soleil matinal à la terrasse d’un café.  Il est 8 heures, nous sommes plongés dans la vie locale entourés d’habitués qui viennent au quotidien commencer la journée de travail par ce moment de détente. Pas belle la vie ?
       Nous sommes impatients de retrouver notre bateau. A-t-il souffert des tempêtes hivernales ?
       Non, nous sommes rassurés.
       Du travail cependant  nous attend pour l’entretien courant, habituel, pour un marin. Enlever quelques traces d’humidité par ci par là, rénover les pièces en inox. Ah l’inox ! Cette ‘’appellation’’ n’est plus un gage de qualité ‘’inoxydable’’. On aimerait qu’il le soit ainsi surtout sur un bateau, mais les raisons d’économie l’emportent sur la qualité. Il existe bel et bien des inox dont la teneur supérieure en chrome  garantirait pourtant cela. Mais, ce n’est pas le cas alors il faut s’armer de patience et de longueur de temps pour effacer les traces d’oxydation.
       Prévoyante, Nicole avait glissé dans ma boite à outils une petite boite verte ‘’Pierre d’Argent’’ produit réellement efficace composé d’éléments naturels : terre argileuse, savon, glycérine, graisse à base de plantes. Ce produit est simple à utiliser, économique, la boite de 300g doit valoir 4€ alors que les produits miracles aux noms évocateurs : ‘’greenox, flashmetal et autres ’’ sont vendus dans les magasins d’accastillage  30€  les 150ml pour une efficacité qui n’est peut-être pas à la hauteur de leur désignation commerciale...
      Nous faisons la connaissance de notre nouveau voisin qui vient de passer l’hiver à bord de son bateau avec un œil bienveillant sur les bateaux du voisinage abandonnés par leurs propriétaires pendant l’hiver au sort des intempéries. Nous le remercions d’avoir retendu nos amarres et réglé les pare battages. Cela fait plaisir de constater que l’entraide et la solidarité ne sont pas de vains mots. Nous aurons certainement l’occasion dans les jours à venir à faire plus ample connaissance et à sympathiser.
        Nous retrouvons avec joie Pascal et Mariéla venus comme nous préparer leur bateau pour la saison prochaine. Un gros travail de peinture les attend, nous seront solidaires au moins pour les encourager et peut-être, si nos compétences sont reconnues, leur donner un coup de main.
Nous pensons aussi faire un peu de tourisme pour visiter la Corse  coté montagne et voir la mer du haut des falaises que nous avions découvertes l’an dernier depuis notre bateau en levant la tête !
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