Un avant goût d'été, c'est déjà pour nous, bien plus que le printemps. La température est estivale et l'ambiance générale l'est aussi. Les tongues, les vêtements d'été, les coups de soleil aussi nous disent:" l'été est là". Nous en profitons largement. Le ciel bleu et le soleil nous invitent à déjeuner à l'extérieur, cela fait du bien. Cette ambiance de douceur cache cependant bien son jeu. Le calme est apparent. Le vent est pratiquement nul : 1 Beaufort, peut-être 2 et soudain, ce vent passe à 6 ou 7 Beaufort en quelques secondes sans un signe visible pour annoncer ce changement, en tout cas pas visible à nos yeux.
Peut-être faut-il être habitué pour sentir ce changement? Je ne crois pas car ici, beaucoup de personnes disent que c'est normal.
Nous sommes témoins à plusieurs reprises de ces brusques sautes de vent. Nous sommes aussi témoins de l'intensité du vent qui à quelques kilomètres de distances ( pardon, je devrai dire à quelques Nautiques prés) passe de 5 Kts à 40, à 50 kts comme ce lundi où ici, à Taverna, nous n'avions pas ou peu de vent alors que dans le port de Bastia situé à 20 Nautiques, les ferries ne pouvaient pas accoster et étaient déroutés vers Porto Vecchio.
La montagne toute proche influe sur l'aérologie, c'est évident. C' est un atout pour ce port :Taverna, qui souvent, est préservé du vent fort d'ouest qui souffle sur le cap Corse au nord et dans les bouches de Bonifacio au sud. Et c'est tant mieux pour nous!
Témoin aussi cet orage qui s'est formé en quelques minutes, buttant contre la montagne, les nuages se sont accumulés, le ciel s'est assombri, passant du bleu azur au noir profond comme s'il était partagé, coupé en deux, par une frontière invisible.
En témoigne ces images.
La pluie fut violente et la grêle intense, puis le calme est revenu et le ciel en un instant a retrouvé sa couleur d'origine...
Nous abandonnons notre bateau pour un parcours en montagne, la neige sur les sommets nous attire pour faire quelques clichés. Nous avons aussi envie d'aller sur la route en corniche voir d'en haut les falaises de Porto, de Piana, le cap Rosso et admirer de loin la réserve de Scandola et le cap de Girolata que nous avions vus l'an passé sous un autre angle depuis notre bateau en levant les yeux.
Début de la retraite: il est temps de naviguer vers d'autres horizons plus ensoleillés... N'ayant plus l'obligation de rentrer en septembre. Depuis le Morbihan,Les étraves seront pointées vers Espagne, Portugal,Maroc dans un premier temps....Puis vers les Baléares, la Sardaigne, la Corse et la cote Varoise ensuite....on verra où le vent nous portera!
lundi 11 mai 2015
dimanche 22 mars 2015
Retour sur le bateau, Mariposa se réveille aprés un hiver long et venteux.
A notre arrivée
ce matin, Bastia est ensoleillée,
avenante, souriante. Le soleil enfin sèche les larmes d’hier. Il y a quelques
jours, la tempête et la pluie plongeaient la Corse dans la peine et la
tristesse. Aujourd’hui, les habitants pleurent
la disparition de leurs proches emportés par des torrents impétueux devenus
en un instant meurtriers.
La plupart du temps,
la nature est heureusement paisible, mais des événements exceptionnels la
rendent violente, l’effet de surprise trompe la vigilance et
c’est le drame pour les personnes qui perdent ainsi la vie.
Nous profitons de ce soleil matinal à la terrasse d’un
café. Il est 8 heures, nous sommes
plongés dans la vie locale entourés d’habitués qui viennent au quotidien
commencer la journée de travail par ce moment de détente. Pas belle la
vie ?
Nous sommes impatients de retrouver notre bateau. A-t-il
souffert des tempêtes hivernales ?
Non, nous sommes rassurés.
Du travail cependant nous attend pour l’entretien courant, habituel, pour un marin. Enlever quelques traces d’humidité par ci par là, rénover les pièces en inox. Ah l’inox ! Cette ‘’appellation’’ n’est plus un gage de qualité ‘’inoxydable’’. On aimerait qu’il le soit ainsi surtout sur un bateau, mais les raisons d’économie l’emportent sur la qualité. Il existe bel et bien des inox dont la teneur supérieure en chrome garantirait pourtant cela. Mais, ce n’est pas le cas alors il faut s’armer de patience et de longueur de temps pour effacer les traces d’oxydation.
Non, nous sommes rassurés.
Du travail cependant nous attend pour l’entretien courant, habituel, pour un marin. Enlever quelques traces d’humidité par ci par là, rénover les pièces en inox. Ah l’inox ! Cette ‘’appellation’’ n’est plus un gage de qualité ‘’inoxydable’’. On aimerait qu’il le soit ainsi surtout sur un bateau, mais les raisons d’économie l’emportent sur la qualité. Il existe bel et bien des inox dont la teneur supérieure en chrome garantirait pourtant cela. Mais, ce n’est pas le cas alors il faut s’armer de patience et de longueur de temps pour effacer les traces d’oxydation.
Prévoyante, Nicole avait glissé dans ma boite à outils une
petite boite verte ‘’Pierre d’Argent’’ produit réellement efficace composé d’éléments
naturels : terre argileuse, savon, glycérine, graisse à base de plantes.
Ce produit est simple à utiliser, économique, la boite de 300g doit valoir 4€
alors que les produits miracles aux noms évocateurs : ‘’greenox,
flashmetal et autres ’’ sont vendus dans les magasins d’accastillage 30€ les
150ml pour une efficacité qui n’est peut-être pas à la hauteur de leur
désignation commerciale...
Nous faisons la connaissance de notre nouveau voisin qui
vient de passer l’hiver à bord de son bateau avec un œil bienveillant sur les
bateaux du voisinage abandonnés par leurs propriétaires pendant l’hiver au sort
des intempéries. Nous le remercions d’avoir retendu nos amarres et réglé les pare
battages. Cela fait plaisir de constater que l’entraide et la solidarité ne
sont pas de vains mots. Nous aurons certainement l’occasion dans les jours à
venir à faire plus ample connaissance et à sympathiser.
Nous retrouvons avec joie Pascal et Mariéla venus comme nous
préparer leur bateau pour la saison prochaine. Un gros travail de peinture les
attend, nous seront solidaires au moins pour les encourager et peut-être, si
nos compétences sont reconnues, leur donner un coup de main.
Nous pensons aussi faire un peu de tourisme pour visiter la
Corse coté montagne et voir la mer du
haut des falaises que nous avions découvertes l’an dernier depuis notre bateau en
levant la tête !
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jeudi 15 janvier 2015
Lorsque nous avons fait l’acquisition de ce bateau
Lorsque nous avons fait l’acquisition de ce bateau, nous
avons rencontré plusieurs personnes de différentes sociétés, afin d’informer les
lecteurs qui sont dans une phase de
recherche, nous pouvons recommander les services de :
- Mr Frédérique MORVANT
de la société le COMPTOIR du CATAMARAN à St HERBLAIN (Concessionnaire LAGOON)
- Mr Loïc ROUSEAU de la société CIC bail (Crédits-Leasing) à NANTES
- Mr Luc MAGNOLIER de la société AQUA BASE à LANESTER
(déssalinisateur)
- Mr Thierry CHEVILLON de la société ROBIN MARINE aux SABLES D’OLONNE
(Electronique Raymarine)
- Mr Pierre MENARDON de la société UCHIMATA à la ROCHELLE
(accastillage divers)
- Mme Marie SANCHEZ de la société DOLINK à NANTES ( balise de localisation)
- Mr Philippe ROYER de la socièté E4 à VANNES (énergies embarquées)
- Mr Philippe ROYER de la socièté E4 à VANNES (énergies embarquées)
Nous avons apprécié leurs conseils, leurs services, que ces personnes
soient ici remerciées, certaines sont devenues des amis, nous vous
recommandons leurs compétences.
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mercredi 14 janvier 2015
Changement de programme.
Nous avons décidé pour diverses raisons de mettre notre
bateau ‘’MARIPOSA’’ en vente depuis peu. Cela
va certainement surprendre les personnes qui nous connaissent et qui
suivent notre périple à distance grâce à ce blog.
Nous avions
fait l’acquisition de ce bateau après une réflexion approfondie puis,
nous avions équipé et préparé ce bateau
pour de longues croisières hauturières. Nous avons depuis maintenant quatre saisons estivales profité
pleinement de ce bateau dans un premier
temps entre la Vendée et la Bretagne sud, puis nous sommes partis faire le tour
de la péninsule ibérique pour rejoindre à la frontière algéroise-marocaine le
port de Saïdia qui nous a accueilli pour un hivernage. Ensuite, nous sommes
remontés le long de la côte espagnole pour visiter longuement les Baléares, nous
dirigeant ensuite vers la Sardaigne puis la Corse. L’été dernier nous avons
navigué depuis la Corse vers la côte varoise puis vers la Sardaigne et à
nouveau la Corse. (Voir les pages ‘’Nav
2011…Nav2014’’)
Tout cela a laissé dans nos mémoires d’énormes
souvenirs, beaucoup d’images, des photos que nous avons partagées avec vous, des
souvenirs de rencontres, des instants d’émotion, de joie particulièrement pendant
les visites des amis, des copains et des
enfants et petits enfants. Le souvenir aussi de moments plus difficiles lorsque
l’estomac n’appréciait pas la ballade,
vite oubliés par toutes les découvertes que nous avons faites.
Mais, il y a un
moment ou la raison l’emporte. Nous avons apprécié tout cela à sa juste mesure
mais nous avons laissé derrière nous une maison vide, laissé aussi un parent
dans une maison de retraite qui à 95 ans demande de l’attention, de la
disponibilité et de la présence. Si l’établissement donne les soins nécessaires
et la protection indispensable, il ne peut donner l’affection des proches. Cela
modère le plaisir de naviguer et me culpabiliserait d’avantage si nous ne
pouvions pas revenir rapidement et à temps pour un dernier au revoir. Je parle volontiers
de cela car je sais que ce sujet préoccupe les navigateurs pour avoir abordé
cette question avec certains d'entre eux.
Donc ‘’MARIPOSA’’ est
à vendre.
Ce bateau
continuera la route car il est fait pour naviguer au loin. Sans nous, ce ‘’papillon’’ ira libre, au gré du vent
avec un autre équipage. (Voir la note : ‘’Pourquoi ce nom de baptème ? ’’ dans la page ‘’ Notre bateau MARIPOSA’’).
Notre souhait serait de transmettre en même temps, un mode
de navigation, un savoir, des conseils, des recommandations pour se sentir
ensuite toujours liés à ce bateau.
Nous continuerons aussi de naviguer, différemment, plus près
de notre maison, depuis le Morbihan, vers des destinations peut-être moins idylliques
mais tout aussi attirantes. Peut-être aussi plus loin suivant les occasions. Ce
blog continuera d’exister, peut-être avec un autre nom, mais toujours sur le
même thème.
Avant de conclure, un bilan chiffré.
Au total le bateau affiche 5087
nautiques au loch, les moteurs 625
heures de fonctionnement chaque, le dessalinisateur 380
heures de fonctionnement pour produire environ 13000 litres d’eau douce que nous avons bus en partie! et passé 396 nuits à bord.
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mardi 13 janvier 2015
Notre avis sur ce bateau.
On m’a
demandé ce que je pensais du Lagoon 400, persuadé que cela peut intéresser
quelques lecteurs, voici ce que j’ai répondu.
Vous me demandez mon avis sur le
Lagoon 400, c'est bien volontiers que je vous réponds mais en quelques lignes,
c'est un défi que vous me lancez!
Tout
d’abord, nous avons choisi ce bateau après une longue et méthodique réflexion.
De plus nous naviguions depuis une vingtaine d’année sur un catamaran plus
petit pendant les vacances d’été (voir l’article sur Doumidia en archive dans
ce blog). Sans être spécialiste, nous savions ce que nous voulions: un bateau
facile à manier en équipage réduit, sur et confortable pour des navigations de
plusieurs mois d’affilée.
Nous avons
choisi ce bateau après avoir loué un 380, puis visité le Nautitech 40 et divers Fontaine Pajot et lu tout ce que
l’on a pu trouver sur les autres marques françaises et étrangères.
Nous avons
choisi ce bateau pour plusieurs raisons:
- Le confort
(la version propriétaire 3 cabines et 2 salles d'eau est spacieuse, pour un
long séjour c'est important, ce n'est pas du luxe d'avoir de l'espace comme à
la maison lorsqu'on est plusieurs mois de suite à bord)
- La
capacité de chargement (prés de 5000kg entre le déplacement lége et le
déplacement en charge Maxi).
- Sa
conception moderne, sans déco inutile, sobre et fonctionnelle.
- L'accastillage
bien positionné, bien dimensionné et de qualité.
- Sa
nouveauté (sorti en mars 2009, nous avons essayé le n°1 dés sa sortie)
- La
sécurité: poste de barre abrité, franc bord important, circulation sur le pont
sans obstacle, passage arrière d'une coque à l'autre, bimini rigide parfait
pour s'abriter du soleil et (ou) de la pluie, protection contre le soleil par
les hublots verticaux avec visière (en été, il ne fait jamais trop chaud dans
le bateau), bonne ventilation.
- Le rapport
qualité/prix.
- Un chantier
de renom bien implanté.
- La
simplicité de manœuvre. Par contre la hauteur importante des francs bords qui
est un avantage par mer formée devient un inconvénient pour "attraper"
une bouée de corps mort!
Nous ne sommes pas déçus après 4
saisons de navigation, maintenant il faut savoir que ce n'est pas un pur sang.
Que ce soit au moteur ou à la voile, le pilote automatique est sollicité dés
que possible surtout en équipage réduit. Cependant le bateau marche plutôt bien sans trop se trainer, pour
le petit temps, nous avons mis en place un génaker indispensable pour son
utilité dans le petit temps et sa simplification de manœuvre. Le bateau se manœuvre
en solitaire sans problème, mais il faut cependant s’adapter à ce bateau, à sa
largeur : 7.2m, à sa masse à vide, plus de 10 000kg, à son inertie…
Il faut
choisir comme nous l'avons fait la motorisation la plus puissante, deux fois 40ch
car dans certaines conditions : avec un vent de face et une mer formée, il
faut de la puissance pour relancer le bateau après une vague plus grosse que
les autres ! Le fardage est important, ce n'est pas un défaut mais une
contrainte dont il faut tenir compte. A noter que la nacelle avec une forme en
‘’aile de mouette’’ donne de l’aisance et évite que la mer vienne taper dur lorsqu’elle
est formée.
Pour la consommation, nous avons noter moins
de 2 litres/heure pour chaque moteur, sans forcer la manette des gaz. Dans la
pratique, c’est l’oreille qui indique la position de la manette des gaz !
En général, on navigue entre 5 et 6 Kts avec les 2 moteurs. On peut naviguer avec
1 seul moteur, on perd alors 1.5 kts par mer calme et on gagne en consommation
et en niveau sonore. A pleine puissance
on arrive à 7/7.5 Kts. A cette vitesse, la consommation nous est inconnue car
jamais nous avons essayé ce régime pendant longtemps.
Si
c'était à refaire, pour le même usage, c'est-à-dire pour la grande croisière
avec mouillages forains chaque soir, nous choisirions à nouveau ce bateau avec
les mêmes options.
Mais tout
cela doit être mis en corrélation avec le programme de navigation que l’on
souhaite. Le choix d’un bateau se fait après avoir décidé quelle navigation on
envisage de faire.
La
navigation en monocoque et en catamaran est très différente par le fait même qu'en
cata il n'y a pas de cockpit ouvert mais un carré extérieur abrité souvent par
un bimini rigide, on navigue donc assis autour d'une table en regardant vers à
l'arrière défiler l'eau! C’est très agréable surtout avec des invités qui
profitent pleinement de l’endroit, la bouteille et les verres restant sagement
sur la table même avec un peu de clapot. Le trampoline aussi est souvent prisé
jusqu’aux premiers embruns qui font fuir certains et rigoler les autres.
La
navigation pour notre part se faire presque toujours sous pilote automatique. Adieu
donc le plaisir de barrer en sentant le bateau partir au lof dans la risée. Le
catamaran en général est un bateau de portant, il est toujours plus agréable
d’aller un peu plus vite en abatant un peu.
Notre bateau
est autonome en eau avec le déssalinisateur et en électricité avec les panneaux solaires. Nous avons passé 4 mois de
suite en mouillage sauvage sans aucun problème. On est bien content d'être
autonome en énergie et en eau car on a vu à Ibiza des bateaux attendre des
heures au mouillage devant le port leur tour pour accéder au quai afin de faire
le plein d'eau!
Pour la place de port difficile à trouver pour
l’hivernage parait-il, nous avons trouvé en s’y prenant à l’avance, une place dans
le sympathique port de Taverna au sud de Bastia. Nous avions pensé un moment aller
en Tunisie, mais nous avons préféré pour diverses raisons rester en Corse.
Les défauts ?
Personnellement, nous ne voyons pas trop de défauts ou plutôt, nous acceptons
le bateau tel qu'il est. Le confort pour être bien et pour profiter des
mouillages…. Voila ce que nous cherchions, nous l’avons trouvé dans ce
modèle!
F.MARCHAND
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